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Claude LA FOSSE, menuisier dans le quartier saint-Gilles …au XVIIe siècle

A cette époque les menuisiers produisaient la menuiserie dite mobile : lits, sièges, tables, buffets, armoires…mais aussi les portes et les fenêtres. A l’origine le menuisier porte le nom de huchier, puis de charpentier de la petite cognée, avant d’être désigné dès 1382, par menuisier, ce mot dérivant de l’adjectif « menu ». Le perfectionnement de ses outils provoque par la suite une nette distinction entre le métier de menuisier et de charpentier » (1). (1) D’après le « Livre des métiers » d’Etienne Boileau

Claude La Fosse s’est marié à Beaupréau le 29 août 1679 avec Simone Benesteau. Ils auront cinq enfants : Pierre qui va quitter la province assez jeune, Charles qui deviendra clerc tonsuré, Catherine, Marie et Jacques. C’est Jacques qui certainement prendra la suite après le décès de son père au mois de juillet 1713. Dans la paroisse Saint-Gilles le menuisier et sa famille habitaient une maison en location. Mais le couple possédait, de la succession de son épouse, deux maisons à Beaupréau, une rente sur un bordage annexé au moulin du Pont paroisse de Saint-Pierre de Chemillé et plusieurs quartiers de vignes.

L’inventaire après décès s’est déroulé au mois d’octobre suivant, en présence du notaire Ganne, accompagné de Denis Clouet menuisier à Notre-Dame, chargé de faire l’évaluation de la boutique. Bien entendu les enfants étaient présents ou représentés. La visite s’est effectuée sur deux journées car en fin de journée en octobre il faisait trop sombre dans les bâtiments. Le modeste atelier de La Fosse comprenait plusieurs fenêtres, des croisées à volets et plusieurs portes à battant en chantier. Il renfermait aussi 60 pieds d’aisil (lattes, planchettes, poutres), autant de limandes (couvre-joints) et un petit lot de planches. A côté de tout ce stock il y avait l’ensemble du matériel et des outils dont se servait l’artisan menuisier : trois établis et un tour à bois. Aux côtés des marteaux, ciseaux à bois et autres compas de tailles diverses, le défunt avait laissé varlopes, guillaumes, trusquins, outils de moulure et une scie à fendre…L’artisan utilisait aussi ciseaux, bédanes et gouges pour ses évidements, ses entailles ou ses chanfreins. Pour percer les trous dans le bois il se servait de mèches actionnées par des vilebrequins. Bien entendu, il en possédait plusieurs sortes et de longueurs différentes. Le sieur La Fosse avait également recours aux rabots et bouvets, ce dernier outil étant un rabot permettant de faire les rainures et les languettes. Et pour finir son travail il utilisait râpes et ustensiles de polissage.

Claude LA FOSSE menuisier
Claude LA FOSSE menuisier