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« Des collectionneurs insolites le 14 octobre… »


« le 28è Salon des collectionneurs

a réuni des collections d’exception

le 14 octobre 2018. »

DES "COLLECTIONS INSOLITES" :

- Pots de chambre,

- boîtes pour brosses à dents,

- outils de géomètres, étuis de préservatifs,

- lingettes de lunettes,

- modèles réduits de camions personnalisés,

"Bien entendu les habituels exposants professionnels et particuliers étaient présents pour y faire des affaires."

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Sourire aux lèvres, Chantal Brouillet, venue de Haute-Goulaine, présentait de multiples espèces de pots de chambre. JPEG « Une collection née lorsque je me suis mariée. Ma belle-mère m’a offert un modèle de vase de nuit orné de moustache. De puis, ma collection s’est étoffée et j’en possède plusieurs dizaines ». On y trouve des pièces d’exception, comme cet escabeau de bibliothèque, qui, en deux secondes se transforme en cuvette de WC. Il y a aussi ce fameux bourdalou que les dames utilisaient lorsque le besoin devenait pressant. Chantal Brouillet est une “pissadouphile”.


Muriel Blondet et son mari Yves sont venus de Malville. JPEG Ce sont des multi collectionneurs puisqu’ils gardent les jetons de chariots en métal, les tapis de souris publicitaires, les pipes et leurs accessoires, les pulvérisateurs de plantes d’intérieur et aussi la framboise sous toutes ses formes. A Chemillé, ce sont des boîtes anciennes de brosses à dent qu’ils ont présenté au public.

« Des objets en porcelaine ou en faïence, les ancêtres de nos verres actuels. Notre passion est née il y a cinq ans après une découverte en brocante. L’objet nous a intrigués car il n’est pas courant. Dans les salons nous aimons expliquer l’utilité de ces objets et faire partager avec le public. Il n’y a pas que l’esthétisme qui compte. Cet objet est lui aussi tombé en désuétude, après avoir fait son trou dans les familles bourgeoises des années 1800 à 1940. La salle de bains et l’eau courante ont sonné le glas de ces boîtes. Nous en possédons près de 150 de formes différentes ».


Les emballages de préservatifs de Jacques Corvaisier JPEG

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Venu de Château du Loir, Jacques Corvaisier possède de nombreuses collections qu’il présente régulièrement dans les différents salons. A Chemillé, il a présenté ses étuis de préservatifs.

-  Explications  :

- Les origines ?

« Je suis multi collectionneur depuis plus de 50 ans et depuis 20 ans je collectionne les étuis de préservatifs de tous les continents. Une collection qui a démarré bêtement suite à un pari fait entre amis et qui depuis cette date a fait son chemin.

- Quel nombre ?

Ces supports publicitaires ou messages préventifs peuvent prendre des formes étonnantes plus ou moins bizarres ».

- Comment les trouver ?

« Suite à cette idée lancée, les approvisionnements ont débuté et la récolte est devenue très fructueuse auprès des proches et amis. Des exemplaires proviennent aussi de concerts, lieux où il s’en distribue beaucoup. Il s’agit d’un support publicitaire pour beaucoup de sponsors à l’occasion d’évènements mais aussi pour les institutions, des marques ».

« Aujourd’hui, ma collection se compose de plus de 800 pièces françaises et étrangères provenant de nombreux pays : Etats-Unis, Chine, Albanie, Pays arabes… Pour cette collection je suis un sexosécurophiliste ». JPEG

- Des expositions ?

« Je présente cette collection d’emballages de préservatifs dans le cadre de salons un peu partout en France. Et en 20 ans, je n’ai rencontré qu’un seul collectionneur. Mais je pense que d’autres personnes doivent aussi en collectionner. Avec mon épouse, nous présentons aussi, en fonction des demandes, d’autres collections : médailles, whisky, bagues et boîtes de cigares, poupées russes, fèves des rois mises en scène, objets sur la bières… »


Jo Courtais habite la Chapelle-Saint-Florent. JPEG Cet ancien maçon a présenté sa fabuleuse collection d’outils de géomètre qu’il complète depuis une vingtaine d’années. « Ils fonctionnent tous. On pourrait encore s’en servir. Alors que maintenant, pour faire un chantier il faut des piles pour faire fonctionner les appareils ». Les outils de géomètre de Jo Courtais

Retraité à la Chapelle-Saint-Florent, Joseph Courtais collectionne les outils de géomètre. Il est instrugéomètrophile. Il a présenté une partie de sa fabuleuse et insolite collection lors du Salon de Chemillé.

- Comment ça a commencé ?

« J’ai exercé comme mon grand père le métier de maçon. Et c’est lui qui m’a confié son premier matériel comprenant entre autre un niveau à eau. Il a fait ce métier de 1910 à 1950. Je parcours les brocantes pour chercher des pièces manquantes. A ce jour je dois posséder une centaine de pièces différentes, plus ou moins grosses. On m’a donné le nom de instrugéomètrophile ».

- Dans quel but ?

« Mon objectif est de réunir et conserver un maximum d’anciens instruments utilisés dans le passé par les géomètres, pour leurs travaux sur le terrain. Il est important de les sauvegarder pour les générations à venir. Car aujourd’hui le métier a bien changé. J’ai toute une documentation sur les établissements Henri Morin, le plus grand fabricant d’outils de géomètre ». JPEG - Qui les utilisait ?

« Les experts fonciers, géomètres et bien sûr les maçon se servaient de ces outils indispensables à leur métier. Il s’agit de téodolites, de niveaux d’eau, d’équerre optique, de pantomètres ou de mire. J’aime bien les montrer, mais c’est un gros travail de déménagement, puis, d’installation. Pour moi c’est un plaisir de pouvoir expliquer aux jeunes générations comment travaillaient nos ancêtres ».


Benoît Poilane, JPEG Chemillois depuis un an profite de son temps libre pour personnaliser des camions de poids lourds modèles réduits. « J’ai démarré il y a 12 ans lorsque je suis tombé en admiration devant un modèle réduit. Je l’ai ensuite repeint avec mes idées. Je les démonte entièrement afin de les réparer, de changer certaines pièces et de les améliorer en les personnalisant. J’imagine le dessin que je vais reproduire sur le tracteur et la remorque. Il faut beaucoup de patience. Je compte un bon mois pour finir le camion que j’ai commencé. Je fais tout au pinceau, à la peinture à l’huile ou à l’eau ».


Bruno Blandin JPEG spécialisé en bandes dessinées

Pour la première fois, dimanche, le Salon des collectionneurs a accueilli un exposant spécialiste de la bande dessinée. Bruno Blandin est venu de la Mayenne pour présenter ses trésors.

« Je suis collectionneur de bandes dessinées depuis de nombreuses années, j’ai décidé de créer une auto-entreprise. Me faire plaisir, au moins essayer et on verra si ça marche. Donc j’en suis à ma 3e année, pas de regrets. Ca ne me permet pas encore de vivre, j’ai un mi-temps à côté, en école, entretien et divers. Mais les affaires progressent ». « Pour me procurer des BD, pas de soucis. J’arpente les vide-greniers, j’ai des suivis internet et de nombreux contacts avec d’autres revendeurs, particuliers ou professionnels. Je reste dans mes domaines de compétences. Je suis déjà débordé, donc… pas la peine d’en rajouter ». « Pour ma collection personnelle je me limite à près de 3 000 ouvrages, et ça tourne en fonction des humeurs. Par manque de place, j’essaie de rester raisonnable. Coté stand, je me déplace avec près de 2000 BD ».

Les plus demandées ?

« Chez les jeunes filles : Lou ! Sites, Nombrils… Pour les jeunes garçons : Toto, Ducobu… Les personnes âgées recherchent Tintin, Sylvain et Sylvette pour faire découvrir à leurs petits enfants ce qu’ils lisaient. Ensuite il y a les gros classiques pour M. tout le monde : Lucky Luke, Astérix… Les classiques pour les petits collectionneurs : Blueberry, Michel Vaillant, Tuniques bleues… Bref, il faut avoir de tout ! Mais les 9/10e de mes BD vendues sont des années 1980 à 2000 ».