Accueil du site > Salon des collectionneurs > Salon du 13 Octobre 2019 > Loïc PICHOT (Mécascriptophile)

Loïc Pichot, résidant à la Chapelle-Rousselin, était présent au 29e Salon des collectionneurs de Chemillé pour présenter sa collection de machines à écrire. Il est mécascriptophile.

Loïc PICHOT {JPEG} m.à.é. expo Loïc PICHOT {JPEG}

- Pourquoi cette collection ?

« J’ai démarré en 1975 et pourtant je ne suis pas un fort en orthographe et écriture. C’est certainement une revanche. Mais j’adore ces vielles machines d’un autre temps. Étant maçon, j’ai acheté ma dernière machine à écrire en 1990 pour le travail. Maintenant à la retraite je la bichonne afin qu’elle fonctionne. Il faut surtout enlever la poussière qui s’y dépose ».

- Combien de modèles différents ?

« Je possède une trentaine de machines que je stocke dans mon garage. Certaines sont très lourdes, aussi je ne les remue pas tous les jours. Ma plus ancienne est un modèle Smith Premier datant de 1908.

. J’ai aussi une machine Mignon de 1913. Il y a également de nombreuses marques : Olympia, Underwood, Japy, Hermès, Remington, Royal ou encore Torpédo.

SMITH PREMIER {JPEG}

Au salon de Chemillé je vais expliquer leur mode de fonctionnement ».

- Comment les trouvez-vous ?

« Ce sont surtout les amis et connaissances qui me fournissent. Je passe aussi dans les vide-greniers et brocantes, mais les prix dépassent parfois mes moyens. Il m’arrive de trouver des machines en mauvais état ou incomplètes. Alors je me sers de pièces récupérées ça et là pour bricoler. Je trouve aussi des rubans qui sont différents en fonction des modèles. Ensuite il faut les nettoyer, les entretenir et parfois les réparer. Actuellement j’en ai une qui est démontée et que je vais réparer ».

Brève histoire de la machine à écrire :

. Le premier brevet pour la machine à écrire a été déposé par l’Américain Henry Mill dès 1714.

. Les premières machines étaient des modèles à cadran. C’est un Français, Xavier Progin, qui inventa l’un des principes de base des machines actuelles : les touches. Il eut l’idée d’associer à chaque lettre ou symbole une barre de frappe distincte actionnée par des touches à levier et breveta son invention en 1833.

. La disposition des lettres sur le clavier de la machine à écrire a connu plusieurs évolutions.

. Sur les premiers modèles, les lettres étaient disposées dans l’ordre alphabétique. Finalement, c’est le clavier Qwerty, inventé par Christopher Latham Sholes, qui devient le clavier standard aux États-Unis. Le même problème se pose en France, jusqu’à l’adoption du clavier Azerty qui ralentit la frappe et empêche les barres à caractères de s’enchevêtrer et de se bloquer.

. En 1930, IBM lance le premier modèle industriel de machine électrique.

. La machine électronique avec traitement de texte date des années 1970-1980.

. À partir de la fin du XXe siècle, les machines à écrire ont été progressivement remplacées par les ordinateurs et les traitements de texte.

MIGNON {JPEG}

. La machine à écrire Mignon est la mère de toutes les machines à écrire, apparue sur le marché très tard, en 1905. Elle est restée très populaire jusqu’à sa dernière année de production en 1934. Cette très ancienne machine à écrire est très originale car elle n’a pas de clavier. Son principe repose juste sur une mécanique qui traduit la position que l’on met au stylet. Ces mouvements induisent un cylindre gravé de caractères, qui frappe ensuite un ruban encré pour taper sur le papier et écrire la lettre ou le chiffre demandé.

Cette machine représentait de nombreux avantages : moins d’encombrements, plus légère qu’une machine à clavier avec la possibilité de changer facilement la police en remplaçant juste le manchon de caractère.

Loïc PICHOT
Loïc PICHOT
SMITH PREMIER
SMITH PREMIER
MIGNON
MIGNON
m.à.é. expo Loïc PICHOT
m.à.é. expo Loïc PICHOT