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LA MUSIQUE EN CHEMILLOIS

Au cours des siècles, aucune activité n’a tenu autant de place dans toutes les sociétés du monde que la musique.

Mot magique ! Elle apporte un regard nouveau sur tout ce qui nous entoure et s’intègre à la nature : bruit de l’eau, murmure du vent, chants d’oiseaux… Le temps d’une chanson, d’un concert nous fait voir la vie autrement. D’ailleurs, toutes les religions n’utilisent-elles pas la musique dans leurs cérémonies ? Pensez au chant grégorien, aux cantiques ! Trouvères et troubadours ont enchanté le Moyen Age et nous avons tous en tête des chants traditionnels ou des ballades, encore en vogue aujourd’hui.

Avec ses grands compositeurs, la musique classique est encore très appréciée. Les concerts se multiplient avec des musiques en tous genres. Les écoles de musique du Chemillois maintiennent cette tradition et ces nouveautés.

Depuis plus de cent ans ont été créées des sociétés de musique. Fanfares, cliques, harmonies … accompagnent les festivités diverses. Elles ont fière allure. Certaines sont encore en activité.

CHANZEAUX

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LA SALLE DE VIHIERS

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La Jeanne d’Arc en 1913
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La Jeanne d’Arc en 1925

VALANJOU

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L’Élan de Gonnord en 1938
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La musique de Gonnord devant le château

MELAY

En 1912 une fanfare est créée par Joseph NEVEU, regroupant 12 musiciens, mais la guerre la met « en veilleuse ».

En 1924 L’abbé Joseph PAPIN reprend le flambeau… ou plutôt la baguette ! Musicien, il est capable de jouer de tous les instruments. Il écrit même des paroles de chansons :

Chez Madame Dupin, y’a du bon pain

Chez Madame Duvain, y’a du bon vin !

Il met en place une clique, « La Jeanne d’Arc », qui compte bientôt 40 musiciens. Elle se manifeste aux fêtes religieuses, aux processions et aux fêtes patriotiques.

Cette batterie fanfare (tenue blanche, casquette, ceinture noire…) participe aux concours et il y règne une excellente ambiance.

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En 1935 L’abbé Papin quitte Melay, l’activité musicale est en sommeil même si l’abbé Lecoindre lui redonne une certaine vie pendant la guerre.

En 1955 A son arrivée, l’instituteur, Louis RAIMBAULT, relance vraiment la fanfare. Il organise des répétitions 3 jours par semaine par catégories d’instruments et les sorties reprennent. Il raconte même le défilé du 14 juillet 1957 en ces termes :

« Jour attendu parce que préparé depuis presque 2 ans. Pour modeste que soit notre prestation, elle est le fruit d’un travail ardu, persévérant. Marcher au pas, attaquer ensemble sur le temps, garder le rythme, jouer juste et se fondre dans le groupe, tout cela demande effort et attention »

Ce 14 juillet se termine en fanfare par un morceau composé par l’abbé LECOINDRE« La Sigournette ».

En 1958 Guerre d’Algérie oblige, on remise au placard clairons, trompettes, tambours, grosse caisse …

NEUVY-EN-MAUGES

En 1949 A l’initiative de l’abbé Blond, une batterie fanfare se met en place. Cette « Fanfare Saint Joseph » compte au maximum 30 musiciens (tambour, grosse caisse, cymbales, clairon, trompette, cor de chasse).

Elle est dirigée de main de maître par Monsieur Dupuis, receveur de la Poste, et participe aux fêtes locales. Les musiciens ont fière allure, habillés de blanc avec cravate bleue et ceinture bleue et blanche.

A la trompette, Georges Colineau, le charpentier, concurrence Marcel Raimbault, le transporteur et Auguste Bioteau, l’agriculteur. Au clairon on trouve Albert Raimbault et au tambour Joseph Raimbault surnommé « Raimbault tambour » qui s’énerve parfois et accélère le rythme.

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En 1954 La fanfare s’inscrit au concours de l’Union d’Anjou qui se déroule le 4 juillet à Rochefort sur Loire et remporte trois prix.

En 1958 Le chef étant muté et le nouveau vicaire n’étant pas musicien, on décide d’arrêter à regret la musique. La fanfare a duré à peine dix ans.

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LA JUMELLIERE

Existait-il une musique à la Jumellière avant la 2ème guerre mondiale ?

En 1946 Jean Braud regroupe trois clairons (Léon Cailleau, Pierre et André Abélard) et un tambour pour la clôture de la mission. Jean Braud disparaît brutalement, c’est grâce à Eugène Chiron, aidé de Louis Jan, que la fanfare continue avec bientôt une vingtaine d’éléments. Le prince de Polignac finance l’achat des instruments.

« La fanfare Saint Joseph » est lancée …

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En 1949 Elle participe aux fêtes locales, par exemple en septembre à la bénédiction des tracteurs. Son dynamisme laisse présager de beaux jours. Ainsi au concours de Mortagne en 1950, la 1ère médaille récompense le travail des musiciens.

En 1960 La fanfare adhère à l’Union d’Anjou.

En 1977 Après une période de sommeil de 10 ans, c’est la reprise avec Joseph Pézot et on y ajoute une section majorettes pour les sorties, ce qui motive encore plus les musiciens.

En 1988 L’Union d’Anjou décide de créer un centre de formation pour le Sud du département à la Jumellière en lien avec Drain et Baugé. Que de déplacements ! Mais le niveau monte, passant de la 3ème à la 1ère division.

En 1992 La musique prend le nom d’ « Espérance Musicale »

En 1994 En première division nationale de la F.S.C.F., elle obtient le prix d’excellence avec félicitations du jury.

En 2006 L’Espérance, sous la direction de Laurent Musset, continue à engranger les succès grâce au travail et au dynamisme de chacun. Ainsi la Jumellière organise le Concours Régional. Malgré une légère diminution des effectifs, elle reste l’une des meilleures musiques de l’Anjou.

En 2008 Au mois de mai, elle participe encore au Concours National sous la baguette de Julien Roulier.

La tenue des musiciens a évolué en 30 ans :

d’abord, pantalon bleu marine, chemise blanche, cravate et calot rouges puis pantalon, chemise et béret blancs avec gilet rouge aujourd’hui, chemise mauve et pantalon beige

LA TOURLANDRY

vers 1860 Les frères de Sainte Croix du Mans, alors instituteurs, auraient constitué un groupe de musiciens.

En 1867 Lors de la fête du Sacré Cœur, au reposoir du grand calvaire, les musiciens de la Tourlandry font retentir des airs de fête.

En 1869 La municipalité accorde 100 francs à la Société de Musique pour acheter des gibernes afin d’y ranger les partitions.

En 1888 Une bannière est offerte par Mme Fourchy, propriétaire du château.

La « Société de Musique de la Tourlandry » qui comprend 27 musiciens est officialisée. Les statuts sont les mêmes qu’ailleurs. Cependant un article indique que « Tout musicien qui jouera de son instrument dans la rue est passible d’une amende » Le président est alors Jean Baptiste Besnard.

La guerre 14-18 stoppe l’activité musicale

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vers 1920 Grâce à F David, ex clairon caporal, la clique se remet en place.

La longévité des chefs de musique est remarquable : Pierre Grenouilleau, chef à 29 ans (1867-1892), Georges Davy (1892-1915), Mathurin Bernier (1921-1940 et 1944-1962), Joseph Tessèdre chef à 26 ans (1962… et toujours en service)

La musique de la Tourlandry participe à de nombreuses sorties dans les environs dont Cholet et, aux concours de la fédération, où elle remporte palmes et médailles (qui seront accrochées à la bannière).

1928 A Saint Nazaire, au concours interrégional, la Tourlandry accède à la finale dans la catégorie « Honneur ». Elle ne gagnera pas pour une question d’uniformes.

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La Société de Musique en 1929
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Les musiciens, curé et vicaire en 1948

1967 La société de musique fête son centenaire.

1985 Clique et harmonie comptent 35 musiciens.

Depuis une vingtaine d’années, faute d’effectifs, la société musicale est regroupée avec celle de Trémentines.







La Jeanne d'Arc en 1913
La Jeanne d’Arc en 1913
La Jeanne d'Arc en 1925
La Jeanne d’Arc en 1925

La Société de Musique en 1929
La Société de Musique en 1929
Les musiciens, curé et vicaire en 1948
Les musiciens, curé et vicaire en 1948
L'Élan de Gonnord en 1938
L’Élan de Gonnord en 1938
La musique de Gonnord devant le château
La musique de Gonnord devant le château